Des-Hommes-Sans-Loi-LawLess-Affiche-FranceEn 1931, l'Amérique est plongée en pleine prohibition; ce qui fait le bonheur des trafiquants d'alcool. Les frères Bondurant, bootlegers et légendes vivantes du comté de Franklin, en Virginie, deviennent la cible de Charlie Rakes, policier élégant aux manières brutales. Entre les trois frères et la police, la guerre est déclarée.

Entre film de gangster et western, Des Hommes sans loi est porté par un casting d'exception! Enfin un réalisateur qui emploie parfaitement une brochette d'excellents acteurs; à commencer par ceux qui incarnent la fratrie Bondurant. Jason Clarke (Howard Bondurant, le cadet) est un peu en retrait par rapport aux autres mais sa prestation de vétéran traumatisé par la Grande Guerre qui se noie dans l'alcool qu'il fabrique est impeccable. Shia LaBeouf (Jack Bondurant, le benjamin) trouve enfin un rôle qui, j'espère, va le sortir des films du genre Transformers (je ne dis pas que c'est nul, au contraire j'adore, mais ça limite le jeu d'acteurs.) Jack Bondurant est un peu le vilain petit canard de la famille. Ses frères sont des héros; l'un a fait la guerre, l'autre a survécu à la grippe espagnole. Difficile pour Jack d'avoir une place entre ces frères encombrants, surtout quand on n'a pas leur courage face à la violence d'un policier. Mais Jack n'est pas démuni. Sa meilleure arme est son ambition, et grâce à ses erreurs, il va apprendre à devenir aussi courageux que Forrest et Howard. Je n'aurais pas imaginé quelqu'un d'autre pour jouer Jack Bondurant, jeune homme inconscient, audacieux, ambitieux et obstiné. Je ne connaissais pas vraiment Tom Hardy (Forrest Bondurant) et j'ai découvert un homme taciturne, mystérieux et ultra viril! J'adore son personnage de leader naturel possédant une force tranquille. Il me fait penser à Thomas Marshall dans Le Sang des Templiers: il est peu loquace, n'aime pas recourir à la violence mais sait l'utiliser quand le besoin s'en fait sentir, ne montre pas ses sentiments. Face à ce trio, l'immonde, l'ignoble Rakes; un Guy Pearce absolument méconnaissable!!! Le beau gosse australien s'est enlaidi et joue un personnage cruel, voire même sadique qui ne recule devant rien pour anéantir les Bondurant.

Le film est très violent, parfois visuellement, parfois psychologiquement. Ce ne sont pas des enfants de choeur qui s'affrontent et tous les moyens sont bons pour prendre l'avantage. Passer par le goudron et les plumes y est beaucoup moins drôle que dans Lucky Luke.

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A tout cela s'ajoute une musique country du genre O'Brother très présente qui s'allie parfaitement à l'image. Je suis également conquise par les costumes trois pièces et les immondes gilets en laine de Forrest; les voitures des années 30; bref l'ambiance gangster avec mitraillettes camembert et guêtres aux pieds.

A consommer sans modération, pas comme l'alcool de pommes des frères Bondurant!