19242736Oliver Barret IV est un étudiant en droit à Harvard issu d'une riche famille. Suite à une dispute dans une bibliothèque, il fait la rencontre de Jennifer Cavalleri et tombe peu à peu sous le charme de la jeune musicienne issue d'un milieu modeste. Décidé à tout faire pour préserver son histoire d'amour avec Jennifer, Oliver renonce à sa famille qui ne peut se défaire de ses préjugés et sitôt son année universitaire terminée, il demande la jeune femme en mariage.

Love Story serait un film culte à ne surtout pas manquer... J'écris cette phrase au conditionnel car je ne comprends toujours pas comment il a pu récolter pas moins de 7 nominations aux Oscars dont celles de meilleure actrice, meilleure musique, meilleure histoire et meilleur scénario. L'année 1970 devait être très pauvre cinématographiquement parlant pour en arriver à ce point.

Le film s'ouvre sur Oliver, assis avec pour seule compagnie sa peine et des flocons de neige. Le spectateur comprend tout de suite qu'il peut se brosser s'il voulait voir une happy end mais courageux, il persiste. La deuxième scène s'ouvre sur la rencontre entre Jennifer et Oliver. Oliver est un jeune homme riche, beau, sportif, intelligent et sympathique ; bref le stéréotype du prince charmant. Jennifer est tout aussi intelligente et jolie mais pauvre. La rencontre entre les deux est assez explosive. Oliver succombe immédiatement au charme de cette harpie de Jennifer mais la spectatrice que je suis est immédiatement heurtée par l'agressivité qui se dégage de ce personnage. Jennifer est caractérielle, égocentrique, persuadée de posséder la science infuse et elle mène Oliver par le bout du nez. Je la déteste. Pour couronner le tout, Ali MacGraw est une piètre actrice et je pense savoir où Kristen Stewart a été pêcher la seule expression qu'elle connaisse ; à savoir son air étonné et stupide, bouche ouverte comprise.

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Quant à l'histoire, elle n'a malheureusement rien d'extraordinaire. C'est mignon, à la rigueur. Le thème histoire d'amour + maladie/accident mortels est devenu commun et le cinéma asiatique se l'est si bien approprié que Love Story est bien fade à côté de films sans prétention comme Heavenly Forest, Daisy, Temptation of Wolves, Bungee Jumping, Once in a summer, Windstruck, et j'en passe. Le romantisme exacerbé du film le plombe magistralement. Mais le pire est à venir... La musique! La première fois, j'ai beaucoup aimé la mélodie au piano de Francis Lai. Au bout de la cinquième fois, elle a commencé à me crisper. A la fin, elle me donnait des envies de meurtre.

Bref, le cultissime Love Story m'a laissée sur le carreau. L'histoire de ce couple en carton n'éveille aucune passion et c'est dans l'indifférence la plus totale que j'ai regardé Jennifer pousser son dernier soupir. C'est cliché, mélodramatique, ennuyeux et très oubliable. A retenir, la phrase tirée du livre et que tout le monde connait: "L'amour, c'est n'avoir jamais à dire qu'on est désolé"