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L'histoire: Un vaisseau spatial transportant des civils et un prisonnier effectue un atterrissage forcé sur une planète comportant trois soleils. Le climat est aride et le jour semble perpétuel et les survivants se mettent en quête d'eau. Ils découvrent un centre de forage abandonné et se rendent compte que le manque d'eau ou la présence de Riddick, un criminel redoutable, parmi eux ne sont pas ce qu'il y a le plus à craindre.

Face à l'insistance de mon petit frère et à l'inconsistance des programmes télé, j'ai cédé et j'ai regardé Pitch Black. Je ne suis pas très friande de Science Fiction en général mais je dois avouer que ce film est une bonne surprise. Déjà parce que malgré son petit budget, il ne fait pas série Z avec des effets spéciaux qui datent de Mathusalem. Et parce que l'histoire, malgré son manque d'originalité, reste assez bien menée, notamment grâce à un personnage principal très charismatique. Riddick est une brute au regard étrange, assez antipathique, un brin psychopathe, qui ne se laisse jamais dominer par ses émotions. Seul son intérêt personnel prime et s'il doit tuer pour arriver à ses fins, il le fera sans aucun remords. Ce qui est particulièrement appréciable, c'est que Riddick reste un antihéros jusqu'à la fin du film, et il ne se découvre pas une conscience au dernier moment pour faire croire qu'au fond de lui, c'est un nounours en guimauve. Pour incarner Riddick, David Twohy a choisi Vin Diesel, acteur encore inconnu à l'époque. Avec son crâne rasé, ses énormes muscles et son petit marcel noir, Diesel est parfait en tueur de sang froid. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il tient là un rôle exceptionnel mais il porte quand même une grande partie du film sur ses épaules.

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Comme je le disais, le sujet du film est plutôt classique. Perdus en terrain hostile, les personnages qui ont survécu au crash doivent faire face à de féroces créatures nocturnes qui les dévorent. D'ailleurs, ces personnages sont assez typés. On a le trouillard qui est prêt à marcher sur les autres pour ne pas mourir, le faux gentil, les enfants à sauver, le religieux à qui on veut faire comprendre que Dieu n'existe pas et la femme un peu warrior qui finit par devenir très pénible. Il ne faut pas chercher l'originalité de ce côté là mais dans les détails intéressants comme la nuit interminable provoquée par une éclipse, ou le fait que les créatures soient suggérées au maximum par des sons ou des ombres, ce qui les rend effrayantes sans montrer une 3D qui vieillit mal. 

J'ai trouvé l'image très belle. Au début, elle est surexposée à cause de la lumière des trois soleils tandis que dans la deuxième partie, elle est très sombre avec des dominantes de vert et de bleu en fonction de la nature de la lumière qui est apportée. Et pour une fois, même si la plupart des scènes se déroule dans le noir, on voit ce qui se passe! La musique est elle aussi assez réussie et porte les différents moments de suspense ou d'angoisse sans les rendre caricaturaux.

Sans être un chef d'oeuvre absolu, Pitch Black prouve qu'il ne suffit pas d'avoir de gros moyens pour faire un bon film. David Twohy a su intelligemment utiliser son petit budget pour créer une ambiance, poser un personnage devenu culte et offrir un bon divertissement. A voir, donc, et je vais me lancer dans la suite, même si je sais que Les Chroniques de Riddick ne sont pas aussi réussies.