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L'histoire : Depuis des années, Fatah, un fermier algérien, postule pour faire participer sa vache, Jacqueline, à un concours bovin du salon de l'agriculture de Paris. Devant sa persévérance, il est finalement invité et se rend dans la capitale française à pied.

Très courte chronique mais gros coup de coeur! Enfin un film plein de bonne humeur ne faisant pas appel à de l'humour douteux et/ou potache! Une comédie ne m'avait pas fait autant rire depuis un moment... Le personnage de Fatah n'est pas sans rappeler certains personnages loufoques de Gad Elmaleh, autant dans la gestuelle que dans la répartie tantôt naïve, tantôt piquante. Son road trip en compagnie de Jacqueline lui permet de s'ouvrir à un monde différent de celui qu'il connaît à travers son rude quotidien, de faire des rencontres surprenantes,... La Vache n'a rien de révolutionnaire mais l'écriture des dialogues est souvent fine et les situations un peu gaguesques mais efficaces. C'est aussi un film touchant et tendre parce que Fatah est un être dont la simplicité déconcerte souvent mais le rend aussi très attachant. On lui pardonne facilement ses erreurs parce qu'il ne pense jamais à mal.

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Au cours de son curieux périple à travers la campagne française, Fatah rencontre notamment Philippe, un comte ruiné et dépressif obsédé par ses problèmes personnels (incarné par l'excellent Lambert Wilson). Le duo incongru formé par les deux hommes est efficace et l'amitié qui se profile entre eux leur apporte finalement beaucoup. Mais la vedette du film, outre Jacqueline, reste Fatsah Bouyahmed. Avec ses faux airs de Groucho Marx, il est génial et porte à lui seul une bonne partie de l'histoire.

Mon dernier bravo va à Ibrahim Maalouf qui signe une très jolie bande originale, légère mais riche, en parfaite adéquation avec l'histoire de Fatah. Vraiment, si vous le pouvez, courez voir La Vache et vous serez certains de passer un très bon moment de cinéma!