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L'histoire : Tout commence lorsque Tom Ripley emprunte la veste d'un pianiste qu'il remplace et se fait passer pour un élève d'Harvard. Son mensonge lui ouvre des portes qu'il ne soupçonnait pas et l'emmène en Italie, où il fait la connaissance de Dickie Greenleaf et Marge, sa petite amie. Fasciné par Dickie et la dolce vita, prêt à tout pour conserver son nouveau train de vie, Tom s'enferme dans des mensonges et des faux-semblants.

 Ce que j'ai aimé :

- Tom Ripley : Comme le titre du film l'indique, il s'agit du personnage central et son caractère tortueux et torturé est absolument fascinant. Au début, il se présente comme un jeune homme ringard et nouille, ce qui lui vaut quelques moqueries de Dickie. Mais Tom est plus intelligent que Dickie ne le pense et surtout, il apprend très vite. Prenant pour modèle ce gosse de riche sophistiqué, il devient raffiné et élégant. Dans la deuxième partie du film, alors que les mensonges de Tom le submergent, le spectateur plonge avec délectation dans les méandres de son esprit perturbé. Tout en restant profondément attachant, le jeune homme perd toute notion de morale et manipule tous ceux qu'il côtoie.

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- la relation entre Tom et Dickie : l'intérêt éprouvé par Tom pour Dickie ne peut pas se résumer à de la simple attirance. Il voudrait tellement être son nouvel ami, parce qu'il est extraverti, séduisant, drôle,... que l'amour se mélange à la fascination dans un cocktail morbide. L'attitude de Dickie à l'égard de Tom est tout aussi ambigüe, allant de l'amitié homoérotique au désintérêt le plus total.

- le cadre : Que ce soit le petit village de bord de mer ou Rome, la représentation de l'Italie des années 1950 est digne de celle d'une carte postale et m'a fait rêver. Des petites ruelles pavées aux escaliers de la place d'Espagne, sous le soleil d'été ou dans la nuit d'hiver, les décors sont splendides et m'ont donné des envies de voyage.

- les acteurs : Que dire ? C'est Noël avant l'heure. Matt Damon endosse de façon charmante et avec une facilité déconcertante le costume pourtant complexe d'un sociopathe comme Tom Ripley, notamment dans les dernières scènes du film, quand il vogue entre la cruauté, la souffrance et le besoin d'être aimé. Face à lui, Jude Law est absolument magnifique. Oui, il joue bien aussi, mais il est surtout très beau. Cela m'a fait plaisir de revoir le regretté Philip Seymour Hoffman et je me suis pamée devant la classe de Cate Blanchett.

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- la mise en scène : ou plutôt ce qui est suggéré tout au long du film sans être montré. Et j'ai adoré ! Cela concerne essentiellement la sexualité de Tom, qui est volontairement floue pour densifier le mystère qui entoure le personnage. La dernière scène est particulièrement réussie : on y voit un crime d'amour plein de pudeur et la mise à mort en devient presque belle.

Ce que je n'ai pas aimé :

A vrai dire, pas grand chose. Le décor peut sembler un peu trop parfait et artificiel, voire idéalisé et le film est un poil trop long mais je n'ai vu aucune véritable faute.

 

P.S Je suis toujours en manque de motivation pour écrire mes articles alors j'expérimente de nouvelles présentations. Dites-moi ce que vous en pensez!